27 ans. Journaliste passée par l'Allemagne, l'Italie, Maurice, le Maroc et la Chine // Présentatrice à RFI, TV5 Monde. Correspondante Médi1TV (Maroc) // Auteur de "J'ai travaillé pour la propagande chinoise", publié en janvier 2011 aux Editions du Moment // Intervenante à Paris X-Nanterre pour des cours de journalisme.

www.anne-soetemondt.com

26th mars 2011

Lien

Non, il ne faut pas diaboliser le FN →

25th mars 2011

Vidéo

Documentaire sur les enfants de Corée du Nord.

25th mars 2011

Vidéo

A la recherche de la dissidence nord coréenne, dans ce doc

24th mars 2011

Billet

Un docu au coeur de la campagne chinoise

Je sors bouleversée du film New Castle, projeté dans la sélection Premiers films du festival Cinéma du Réel. Réalisé par Guo Hengqi.

"Dans un village minier du nord-ouect de la Chine, le ballet des évictions des habitants, déplacés pour cause de Jeux Olympiques ou de nouvelle campagne socialiste.”

Tout commence par le chaos du quotidien de mineurs. Ils ne sont pas originaires du Shaanxi où le film est tourné. Ce sont des mingongs, c’est à dire des travailleurs migrants. Ils reviennent noirs de charbon, ou jouent aux cartes quand on ne les a pas retenus lors de de la sélection des travailleurs. Un coup de grisou a soufflé dans la mine l’année dernière, tuant plusieurs mineurs. Ils en parlent en fumant une clope, comme on parlerait d’une grève du village d’à côté. Ils parlent d’argent, tout le temps. Déjeunent accroupis au fond d’une pièce alors que le portable de l’un d’eux passent un morceau de pop. Jeunes et plus vieux. Ils dorment entassés sur une banquette.

La région du Shaanxi est minière. Elles pullulent et font des morts.

La première partie du film se termine par une phrase laconique : ils ont tous été expulsés.

S’ouvre alors le deuxième volet du documentaire, sobrement intitulé : les villageois. On découvre cette vieille femme, 62 ans, qui a perdu deux fils lors d’un coup de grisou et n’a été dédommagé que d’un chargement de poudre de charbon. Elle a deux enfants à charge, dont elle ne sait pas ce qu’ils deviendront lorsqu’elle partira. Elle cache des radis dans un fossé pour qu’ils ne sèchent pas et offre un dimanche de marché une paire de baskets rouges à son petit fils en sortant un billet rouge de 100 yuans d’un petit mouchoir coincé dans sa manche. On fait aussi la connaissance de ce vieux monsieur, asthmatique, qui attend la mort avec une femme encore plus malade que lui. Il parle mal et s’adresse à la caméra : “j’ai de la chance, je passe à la télévision”. Tout ce petit monde va être délogé. Le comité du village a construit de nouvelles maisons, des immeubles plutôt. Sans leur demander leur avis, on a décidé de raser les anciennes maisons où certains vivent depuis quarante ans, pour faire déménager des Chinois un peu perdus dans des immeubles tout blancs, dans une région minière.

Au détour d’une séquence, un vieil homme, un autre s’énerve. Il ne veut pas parler de ces autorités qui ont détruit la tombe de ses ancêtres pour les besoins de l’exploitation minière. Fin de la seconde partie.

Le troisième acte : “la nouvelle campagne socialiste”. En pratique le relogement brutal et automatique de ces villageois. Une femme se bat pour récupérer les portes en bois de son habitation. Ils scrutent ces barres d’immeuble avec circonspection.

Un film magnifique. Tourné sans aucun moyen par ce jeune Chinois d’une trentaine d’années, qui sans aucune fierté, nous raconte que son combat ne sert à rien. Un bout de Chine.

Pour ceux que cela intéresse, le film est diffusé vendredi 25 mars à 13h45 et lundi 28 mars à 13h30 au centre Georges Pompidou. Allez-y…

17th mars 2011

Citation

"There are decades when nothing happens, and then there are weeks where decades happen" Lenin

17th mars 2011

Photo

Sinon je lis ce bouquin d’Antoine Frayer, une immersion en taule, comme gardien.
Je trouve ça remarquable, et me dis que l’immersion c’est l’une des pistes à suivre pour guérir un peu des maux du “tout info, pas d’info”. Donc lisez-le.
Je pense qu’évidemment je m’identifie un peu, ayant moi aussi “raconté de l’intérieur” mon expérience chinoise dans un livre. Je lis sans doute un peu en travers des lignes, comme lorsqu’il remercie ses proches et sa copine qui l’ont toujours soutenu. Parce que c’est vrai que c’est important. Je me demande aussi ce qu’il fait maintenant ce jeune journaliste. Tout le monde le croit-il hyperactif ? Bosse-t-il ?

Sinon je lis ce bouquin d’Antoine Frayer, une immersion en taule, comme gardien.

Je trouve ça remarquable, et me dis que l’immersion c’est l’une des pistes à suivre pour guérir un peu des maux du “tout info, pas d’info”. Donc lisez-le.

Je pense qu’évidemment je m’identifie un peu, ayant moi aussi “raconté de l’intérieur” mon expérience chinoise dans un livre. Je lis sans doute un peu en travers des lignes, comme lorsqu’il remercie ses proches et sa copine qui l’ont toujours soutenu. Parce que c’est vrai que c’est important. Je me demande aussi ce qu’il fait maintenant ce jeune journaliste. Tout le monde le croit-il hyperactif ? Bosse-t-il ?

17th mars 2011

Billet

Arriver dans une rédac en grève

En Chine, je bossais trente heures par semaine, je trouvais un job un peu claquant des doigts et on était plutôt bien payé.

En France, c’est bien plus compliqué. Je m’en doutais évidemment, mais cette nuit, j’en ai pris conscience assez violemment.

Je travaillais à RFI. Et les syndicats avaient déposé un préavis de grève donc on tournait au ralenti. Il n’y avait de journaux que quand le présentateur et le technicien étaient tous les deux là. Sinon, ben tu rentrais chez toi.

On était plusieurs “précaires” comme on dit. Tout le monde sait ce que ça veut dire de toute manière. Moi en pige, un TCR (réalisateur radio) en contrat de quelques jours. Evidemment, on n’a pas signé la pétition qui tournait. Et je me suis dit que c’était terrible. Pour la première fois, j’ai compris ce que disent les intellos ou les amateurs un peu de la théorie du complot quand ils disent des choses comme “on a créé la précarité pour que les gens ne se battent plus”. Au début, je me disais que non, que c’était une conséquence, pas une cause. Ben hier, je me suis posée la question. Parce que très concrètement, hier, si j’avais voulu (car finalement que j’adhère ou pas aux principes de la grève n’est pas le problème) je n’aurais décemment pas pu.

Comment faire grève alors que j’en suis à ma seconde pige ? Remarque je dis ça et il se peut que certains de mes confrères grévistes aient des “cojones” assez volumineuses pour faire le piquet de grève. Si c’est le cas je dis chapeau.

J’aimerais bien savoir, mais comme je débute, je suis pas encore assez détendue pour passer mon temps à poser des questions à la machine à café. Et puis commencer par la nuit, c’est pas le meilleur moyen de saisir une rédaction aussi. Tout le monde est fatigué, il n’y a pas l’ébullition de la journée… Cela fera l’objet d’un autre post.

16th mars 2011

Billet

Recommencer à écrire.

Six mois que je suis rentrée en France après deux ans d’expatriation. Un peu vide il faut bien le dire. La France ne m’inspirait pas beaucoup. Et puis forte, en fin de compte, de cette expérience dans des systèmes médiatiques différents (une radio officielle chinoise et une télévision marocaine) j’ai découvert que mon regard sur les médias s’était aiguisé.

Après six mois sans bloguer (je tenais un blog, fermé depuis, en Chine) je m’y remets. Je vais essayer d’y réfléchir sur les pratiques journalistiques, les défis, les forces de notre système démocratique en la matière, ses faiblesses et aussi tenter de relayer les initiatives de mes confrères car tout est à réinventer nous dit-on.

Je m’y énerverai peut-être. Qui lira verra. Une seule certitude : I’m back on blogging !

16th mars 2011

Vidéo

Découvrez 6 mois, en librairie le 24 mars (via revue6mois)

Source : youtube.com

16th mars 2011

Lien

Renaissance des médias tunisiens →

16th mars 2011

Photo avec 1 note

Photos de l’expo Hub Side Down - actuellement à la galerie La petite poule noire- du photoreporter Bertrand Meunier. Il est membre du collectif Tendance Floue.

Une réflexion sur l’uniformisation des modes de vie dans quatre mégalopoles asiatiques : Shanghai, Hong-Kong, Bangkok et Tokyo.

Photos de l’expo Hub Side Down - actuellement à la galerie La petite poule noire- du photoreporter Bertrand Meunier. Il est membre du collectif Tendance Floue.

Une réflexion sur l’uniformisation des modes de vie dans quatre mégalopoles asiatiques : Shanghai, Hong-Kong, Bangkok et Tokyo.